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16/02/2012

Bains frais pour sclérose en plaques : de quoi s’agit-il ?

 

Des bains frais vous ont été prescrits par le médecin pour améliorer l’efficacité de la rééducation.

Voici le protocole qui sera appliqué lors de votre premier séjour à l’Institut POMPONIANA.

 

1.  Seuls les membres inférieurs et le bassin seront immergés. Il ne s’agit pas de plonger tout le corps dans un bain froid !

 

2.  Lors de la première séance, la personne qui s’occupera de vous vous demandera de régler vous-même la température de manière à sentir dans vos membres inférieurs une fraicheur agréable et supportable.

 

3.  La température de la peau étant de 34°, toute température inférieure est bénéfique. Lors de la première séance il est déconseillé de descendre au dessous de 25° qui est la température de la mer en plein été sur la cote d’azur.

 

4.  Lors des séances suivantes, vous pourrez si vous le désirez diminuer progressivement la température. L’objectif n’est pas de battre des records de froid, mais de pouvoir effectuer régulièrement ce soin qui a des effets importants sur la spasticité, la fatigue, la vitesse de marche, la force musculaire et même les facteurs immunologiques et l’acuité visuelle.

 

5.  L’objectif étant de diminuer la température globale du corps de 1 degré (36° au lieu de 37°) ou plus, en utilisant les membres inférieurs pour refroidir le reste du corps. Une fois cette température atteinte, il est inutile de vouloir « forcer la nature » et aller plus loin dans le refroidissement.

 

6.  Chaque patient a des réactions différentes :

- Certains sont parfaitement satisfaits par un simple bain frais (25° par exemple).

- D’autres préfèrent une température légèrement plus froide (20° par exemple).

- D’autres encore sont satisfaits par la température de l’eau froide du robinet (environ 15° en hiver).

- D’autres enfin apprécient un bain encore plus froid : eau froide du robinet plus glaçons, mais cette pratique n’est pas systématique et jamais obligatoire.

 

7.  La durée de ce soin est de 20 à 25 minutes.

 

8.  Les bienfaits du bain frais durent entre une heure et demie et trois heures. Il est important d’utiliser cette période favorable pour effectuer les activités les plus importantes de votre journée.

 

9.  Il est important de continuer cette cryothérapie quotidienne à la sortie du centre de rééducation. Ce qui est possible, même si vous n’avez pas de baignoire. Il suffit de laisser couler la douche fraiche sur les membres inférieurs pendant 30 minutes environ. La position assise est indispensable pour ne pas fatiguer (prévoir une chaise en plastique dans la douche). Vous pourrez ainsi bénéficier facilement chez vous de ce soin quotidien : effets cumulatifs que vous constaterez sans doute à la fin de votre séjour.

 

Vous trouverez sur Internet 2 vidéos sur cette cryothérapie à domicile

Cryothérapie à domicile pour sclérose en plaques  http://www.youtube.com/user/sultanaroland#p/u/63/5Swa-PmaF6g

 

Baignoire d'eau fraîche pour sclérose en plaques  http://www.youtube.com/user/sultanaroland#p/u/14/jaz4DJEC8kg

 

10. Une autre possibilité est d’effectuer quotidiennement à domicile une cryothérapie sèche avec un chapelet de bouteilles plastiques aplaties que l’on remplit d’eau et que l’on met au congélateur (ou avec une veste rafraichissante « cooling vest » que l’on peut acheter sur Internet). Cette technique dure environ 30 minutes et doit être effectuée en position assise confortable ou mieux en position couchée. Elle est très facile à effectuer et peut donc être répétée plusieurs fois par jour. Pour plus d’informations, voir la vidéo suivante :

Cryothérapie sèche pour sclérose en plaques : technique et témoignages

http://www.youtube.com/watch?v=5mSm1p1cdpA

 

Les américains utilisent des vestes rafraichissantes que l’on peut se procurer facilement sur Internet.

Tapez  « cooling vest »  ou  « cooling vest multiple sclerosis » sur votre moteur de recherche Internet.

Elles permettent d’être actif tout en profitant de la cryothérapie (mais on peut aussi se reposer).

 

Une veste rafraichissante peu onéreuse est facile à réaliser en mettant des cold-packs (ou des bouteilles compressées latéralement) dans un vêtement à poches.    Voir la vidéo suivante :  

Cooling Vest and Multiple Sclerosis    http://www.youtube.com/watch?v=MgRYuWikq5A

   
Pour quelles raisons faut-il effectuer une cryothérpie régulière ?

L'action de la cryothérapie générale ne se limite pas à la diminution de la spasticité et ses effets sont beaucoup plus importants qu’on le croyait autrefois :

  • diminution de la fatigue,
  • amélioration de l'acuité visuelle,
  • augmentation de la force musculaire,
  • amélioration significative du temps de marche,
  • diminution de la production de cytokine par les cellules sanguines périphériques des patients SEP.   Ce marqueur immunologique a été dosé dans le sang des patients avant et après cryothérapie [1].
  • Nous avons maintes fois observé que l’effet de la cryothérapie était cumulatif. En effet, lorsque la cryothérapie est régulièrement suivie et bien supportée, il n’est pas rare que le patient se sente progressivement plus « en forme ».

C’est pour bénéficier de ces effets qu’il est important de continuer quotidiennement cette cryothérapie après votre séjour en centre de rééducation et en particulier pour bénéficier de l’action cumulative à long terme.

 

Les patients SEP traités par placebo ne présentent aucune modification.

 

De nombreuses études ont validé l’action de la cryothérapie dans la sclérose en plaques sensible à la chaleur (par exemple les articles [2 et 3] cités en bibliographie).

Ces résultats suggèrent que le refroidissement entraîne une amélioration objective de plusieurs systèmes fonctionnels des patients SEP sensibles à la chaleur.

En plus des effets cliniques, le refroidissement produit également des effets immunologiques chez les patients SEP [1].

 

Hypothèse permettant d’expliquer l’action de la cryothérapie :

Les multiples effets de la cryothérapie (et en particulier l’action sur les facteurs immunologiques) montrent bien qu’il ne s’agit pas d’une action locale sur les nerfs périphériques comme on le croyait autrefois.

Les hypothèses les plus vraisemblables sont celles d’une action sur l’inflammation du système nerveux central ou sur les structures impliquées dans les pathologies auto-immunes (action anti-inflammatoire) entrainée par la diminution de la température centrale du patient.

 

Contre-indications :

La cryothérapie permettant d’abaisser la température centrale d’un degré ou plus est contre-indiquée pour les patients de neurologie ne présentant pas une pathologie inflammatoire du système nerveux :

Infirmes Moteurs Cérébraux, hémiplégiques vasculaires spastiques, para-parésies tumorales, ataxies de Friedreich, etc…

Chez ces patients, on observe une aggravation (provisoire) des symptômes et en particulier de la spasticité.

Il ne faut donc pas traiter tous les patients de la même manière sans discernement.

 

Bibliographie :

Il existe une abondante bibliographie concernant la cryothérapie des scléroses en plaques, en particulier des études anglo-saxonnes sérieuses qui permettent de valider cette technique. Par exemple :

 

[1] P.K. Coyle : Clinical and Immunological Effects of Cooling in Multiple Sclerosis  Neurorehabilitation and Neural Repair, Vol. 10, No. 1, 9-15 (1996)  1996 American Society of Neurorehabilitation  http://nnr.sagepub.com/content/10/1/9.abstract

 

 [2] White AT, Wilson TE, Davis SL,Petajan JH.  Effect of precooling on physical performance in multiple sclerosis.   Multiple Sclerosis 2000 ; 6 :176–180

http://msj.sagepub.com/content/6/3/176.short

 

[3] Roberts A. and Harper-Bennie J. Multiple Sclerosis and Cooling, Third Edition

http://www.mymsaa.org/publications/cooling/#summary

 

Vous retrouverez également sur Internet cet article à l’adresse suivante :

http://reeducationtransmissiondessavoirs.hautetfort.com/archive/2012/02/16/bains-frais-pour-sclerose-en-plaques-de-quoi-s-agit-il.html

Version 08052013

  Il suffit de cliquer sur le lien URL suivant pour télécharger l'article "Bains frais pour sclérose en plaques : de quoi s’agit-il ?"  :

CRYOTHERAPIE sclérose en plaques à pomponiana 080513.doc

 

Auteurs de cet article :

Roland SULTANA (Kinésithérapeute Cadre de Santé),

Philippe BARDOT (Médecin MPR), 

Gilbert HEURLEY (Médecin MPR),

et collaborateurs

 

 

21:26 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

14/02/2012

RQM : Rééducation Quantifiée de la Marche .

Ce protocole de « Rééducation Quantifiée de la Marche » (RQM),

est idéal pour les patients dont le périmètre de marche est supérieur à 500 mètres ou dont la durée de marche est supérieure à 20 minutes. 

 

La « Rééducation Quantifiée de la Marche » (RQM) a été incluse dans un autre protocole appelé RQ5F : protocoles de Rééducation Quantifiée de 5 activités d'équilibration fonctionnelle avec traçabilité (idéal pour patients dont le périmètre de marche est supérieur à 500 mètres ou dont la durée de marche est supérieure à 20 minutes).

Ce protocole comprend 5 exercices dont la RQM.

Lorsqu’on ouvre ce document, on arrive sur le « Menu principal ».

il suffit alors de cliquer sur le lien vers Lien vers le protocole « Rééducation Quantifiée de la Marche » (RQM).

Pour télécharger gratuitement le document RQ5F cliquez sur le lien URL ci-dessous :

http://reeducationtransmissiondessavoirs.hautetfort.com/a...

 

Cette version est uniquement destinée à une saisie sur ordinateur (dans le dossier informatique du patient) sans laquelle les graphiques ne peuvent s’afficher et la vitesse du patient ne peut être calculée automatiquement.

 

La marche sera effectuée et quantifiée à chaque séance de rééducation pour favoriser le réentraînement et donner au patient une connaissance des résultats.

 

En début de progression, le but est avant tout l'augmentation du périmètre de marche.

Le patient peut prendre son temps, l'essentiel étant de ne pas perdre l'équilibre.

 A ce stade, il est déconseillé de marcher vite (d’où risque de pertes d’équilibre et de chutes incontrôlées).

 Tant que les chutes sont à craindre, le « paramètre de contrôle » de la marche est le périmètre de marche.

 Il permet d’améliorer indirectement les autres paramètres de la marche : diminution du coût énergétique et de la demande attentionnelle, amélioration des paramètres spatiaux et temporels de la déambulation.

 

Pour ces patients il vaut mieux utiliser le protocole RQ4T qui est plus adapté.

http://reeducationtransmissiondessavoirs.hautetfort.com/a...

 

 

La Rééducation Quantifiée de la Marche (RQM) permet :

 - Un travail quantifié de la DISTANCE, de l'ENDURANCE, et une recherche de la VITESSE CONFORTABLE de MARCHE chez des patients présentant une durée de déplacement inférieure à 20 minutes


 

 - Un travail quantifié de la VITESSE, pour les  patients pouvant marcher pendant 20 minutes ou plus, sans arrêt pour se reposer.

 

Intérêt de la rééducation quantifiée de la marche :

 

La rééducation quantifiée de la marche (RQM) permet de connaître et donc d’encourager les petits progrès du patient à chaque séance de rééducation. Il s’agit donc d’un test d’une sensibilité inégalée.

Ainsi, lorsque le patient augmente son périmètre de marche qui passe de 660 mètres à 668 mètres, cet outil est capable de l’enregistrer et de donner au patient une connaissance des résultats (CR) qu’il peut comprendre.

 

La connaissance des résultats ou CR est considérée comme essentielle par les spécialistes de l’apprentissage et de la physiologie du mouvement humain, car elle permet au pratiquant de se fixer des objectifs à dépasser à chaque séance d’entrainement.

A notre avis, la CR est aussi importante pour la rééducation (et dans certains cas plus utile) que le massage ou la mobilisation passive.

Exemple : si le nouveau périmètre de marche est de 64 mètres, le patient qui le sait va essayer à la séance suivante de battre ce « record ». Il va donc marcher jusqu'à 65 mètres ou plus pour pouvoir progresser.

 

Ces petits progrès d’une importance capitale en rééducation ne sont pas enregistrés par les tests classiques comme la MIF, l’indice de BARTHEL, le TM6 (test de marche de 6 minutes), ou le « get up and go test »...

Ces bilans « médicaux » n’ont pas été créés pour être des protocoles de rééducation.

Plutôt destinés aux personnes qui n’ont pas pour objectif de réaliser une progression de la marche, Ils sont très utiles aux médecins et aux paramédicaux qui ont besoin de connaître rapidement les possibilités fonctionnelles globales du patient, sans entrer dans les détails.

Ces tests classiques sont suffisants pour prescrire la rééducation, l’appareillage, les soins infirmiers, les aides techniques et humaines dont le patient à besoin, calculer les pensions, etc. Mais cela ne peut en aucun cas servir de guide à la rééducation quotidienne.

Au contraire, pour le patient, comme pour le rééducateur, ces bilans « classiques » peuvent être contre-productifs.

En effet, lorsque le périmètre de marche passe de 660 à 670 mètres avec un déambulateur sans augmentation de la vitesse, les tests classiques ne détectent aucune modification ce qui est plutôt décourageant.

Des tests comme la MIF, l’Indice de BARTEL, le « get up and go test » et le « TM6 » ne donnent pas une connaissance des résultats (CR) exploitable lors de chaque séance de rééducation.

 

Autres arguments en faveur de la rééducation quantifiée de la marche :

1.  L’augmentation du périmètre de marche quantifié par la RQM est le signe de l’amélioration d’une certaine qualité gestuelle.

En effet, l’auto-organisation des mouvements à besoin d’une certaine quantité de pratique pour optimiser son action.

L’auto-organisation des mouvements permet de diminuer :

-  le coût énergétique de la marche (par élimination des contractions musculaires superflues),

-  et la demande attentionnelle (le patient n’a plus besoin de fixer toute son attention sur la déambulation, ainsi il devient capable de marcher en discutant).

Elle améliore également les composantes spatiales et temporelles des mouvements.

Pour mettre en jeu cette auto-organisation, le patient n’a pas besoin des conseils du rééducateur qui sont souvent superflus voir contre-indiqués.

Par exemple, c’est une erreur (et une faute professionnelle) de vouloir corriger la marche d’un patient cérébelleux qui écarte son polygone de sustentation. Cet écartement lui est indispensable pour pouvoir marcher sans chuter.

L’auto-organisation des mouvements est un mécanisme de régulation utile et puissant que les rééducateurs et les patients ont intérêt à connaitre et qui malheureusement leur est rarement enseigné.

Il est facile à mettre en jeu, il suffit d’augmenter la quantité de pratique (augmentation du périmètre de marche). C’est un argument en faveur de l’utilisation de la rééducation quantifiée de la marche (RQM).

 

2.  Autre facteur qui prend actuellement une grande importance en rééducation : l’utilisation de la RQM permet de lutter contre le déconditionnement à l’effort aérobie que présentent la plupart des patients.

L’augmentation du périmètre et de la durée de la marche sont deux paramètres du mouvement faciles à mesurer et qui permettent d’affirmer que le patient améliore son endurance aérobie.

La société française de cardiologie recommande la pratique régulière d’au moins 30 minutes d’activité physique aérobie par jour. La RQM répond parfaitement à cet objectif.

 

 

Anciennes version obsolètes :

 

RQM simplifiée version 151112B.xls
 
RQM simplifiée version PDF 151112B.pdf
 

RQM simplifié, exemple version image JPEG 151112B.jpg

 

RQM simplifiée version 151112B exemple.xls

 

RQM avec représentation graphique et calcul automatique de la vitesse version 2011G.xls
 
 
RQM exemple 2B avec représentation graphique et calcul automatique de la vitesse version 2011G.xls
 
RQM rééducation quantifiée de la marche simplifiée 181212E.xls 
 

RQM complète niveau recherche et publications version 060312D.xls

 

RQM complète exemple niveau recherche et publications version 060312D.xls

 

RQM version papier Rééducation Quantifiée de Marche 230213.pdf


 RQM exemple Rééducation Quantifiée de Marche 150213B.xls

 

 

Auteurs de cet article :

Roland SULTANA (Kinésithérapeute Cadre de Santé),

Marie CRYCY  (Kinésithérapeute Cadre de Santé),

Gilbert HEURLEY (Médecin MPR),

et collaborateurs

 

12/02/2012

Pédiatrie : Bilan - traitement de l’équilibre fonctionnel quantifié de l'enfant

Pour télécharger la version 200615 du "Protocole de rééducation de  l’équilibre fonctionnel quantifié de l'enfant" (avec calcul automatique de vitesse et graphiques), il faut cliquer sur le lien ci-dessous :

protocole ENFANT 200615 rééducation équilibre fonctionnel quantifé.xls

 

Auteurs :   

SULTANA Roland (cadre de santé, kinésithérapeute), FRECHET Sandie, HEURLEY Gilbert (médecin MPR), avec la participation active de toute l’équipe de rééducation de l’Institut POMPONIANA.

  

VERSIONS Obsolètes :

 

Pour télécharger la version 230212 du document (avec vélo de rééducation, durée et calcul automatique de vitesse), il faut cliquer sur le lien ci-dessous :

Protocole enfant et vélo 230212.xls

 

Pour télécharger le document, (version 120212) il faut cliquer sur le lien ci-dessous :

ENFANTS Protocole de rééducation de l’équilibre fonctionnel quantifié 120212b.xls 

 

Pour télécharger la version papier de ce protocole au format PDF (sans le calcul automatique de la vitesse), il faut cliquer sur le lien ci-dessous : 

ENFANTS Protocole de rééducation de l’équilibre fonctionnel quantifié 120212b.pdf

 

Pour télécharger la version 20212 du document (avec vélo de rééducation mais sans  durée ni calcul automatique de vitesse ), il faut cliquer sur le lien ci-dessous :

Protocole enfant et vélo 210212.xls