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01/03/2012

Education du patient à la gestion de sa douleur

Depuis l’accréditation de l’Institut de Rééducation Pomponiana, le groupe de travail « antidouleur » a adopté ce document à l’initiative de Carole PUCCINI (kinésithérapeute).
 
Il est distribué à chaque patient qui en a l’utilité.
 
En pratique, on imprime le document (sur une feuille au format A4) et on entoure les vidéos qui le concernent.
 
 
 
Pour télécharger facilement le diaporama, cliquer sur le lien ci-dessous
1 Education du patient à la gestion de sa douleur 080512.pdf 
Pour télécharger le diaporama, au format PowerPoint, cliquer sur le lien ci-dessous
1 Education du patient à la gestion de sa douleur 080512.ppt
 

Pour télécharger le résumé, cliquer sur le lien ci-dessous

 2 RESUME EDUCATION patient gestion douleur 130312.pdf
 

Pour télécharger le résumé, au format Word, cliquer sur le lien ci-dessous

2 Résumé EDUCATION patient gestion douleur 130312 Word 97 2003.doc

 
 

Pour télécharger les « Vidéos anti-douleurs pour les patients à voir sur Internet », cliquer sur le lien ci-dessous

http://reeducationreadaptation.hautetfort.com/archive/2011/09/01/videos-anti-douleurs-a-voir-sur-internet.html

 

 

 

Auteurs de cet article :

Roland SULTANA (Kinésithérapeute Cadre de Santé),

Gilbert HEURLEY (Médecin MPR),

et collaborateurs

 

 

10:21 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

20/02/2012

Respiration abdominale d’effort

Respiration abdominale d’effort  encore appelée respiration abdominale inversée

Intérêt dans la prévention et le traitement des LOMBALGIES, SCIATIQUES et RACHIALGIES et dans les
MANUTENTIONS DE CHARGES

 

 Pour voir le diaporama N°1, il faut cliquer sur le lien suivant :

RESPIRATION ABDOMINALE D EFFORT 040813.pdf

 

Pour voir le diaporama N°2, il faut cliquer sur le lien suivant :

RESPIR ABDO effort 311210.pdf

ou au format PowerPoint :

RESPIR ABDO effort 311210.ppt

 

La respiration abdominale d’effort s’apprend en 2 minutes, car c’est très facile.

Il suffit d’inspirer, puis de bloquer la respiration et de rentrer le ventre.

Il est également recommandé de contracter le périnée.

But : augmenter la pression intra abdominale et intra thoracique.

Une partie des contraintes engendrées par l'effort est absorbée par le ventre et le thorax qui se comportent comme un caisson bien gonflé.

On effectue alors l’activité physique dangereuse pour la colonne vertébrale en apnée.

Il faut automatiser cette respiration et l’utiliser lors des activités de la vie quotidienne et en particulier pour porter une charge.

Il est important de l’effectuer systématiquement pour chaque exercice de rééducation du rachis ou de remise en forme.

 

 

Prévention et traitement des lombalgies, dorsalgies, sciatiques opérées ou non
 
Protocole d'entrainement à l'effort et à la respiration d'effort   
 
 Pour télécharger le document, il faut cliquer sur le lien ci-dessous :
 
4 Protocole sciatique lombalgie dorsalgie 110312.xls

 

Pour en savoir plus, voir la vidéo suivante.

Titre de la vidéo :   Hernie discale opérée : ma rééducation. Film N° 1  

Lien URL : http://www.youtube.com/watch?v=y5G3L24noB0&feature=context&context=C3c03251ADOEgsToPDskKh9qBRbATVXPi0iBchYRXJ

 

Titre de la vidéo :   Douleurs lombaires persistantes et respiration abdominale d'effort : témoignage d'un patient 

Lien URL : http://www.youtube.com/watch?v=gzByXmV3NdE

 

 Commentaire de Pierre TRUCCHI :

 

Cher Roland, 

Relisant ton génial exposé sur « La respiration abdominale d'effort »...

 

CITATION :

« La respiration abdominale d’effort s’apprend en 2 minutes, car c’est très facile.

Il suffit d’inspirer, puis de bloquer la respiration et de rentrer le ventre.

Il est également recommandé de contracter le périnée.

But : augmenter la pression intra abdominale et intra thoracique.

Une partie des contraintes engendrées par l'effort est absorbée par le ventre et le thorax qui se comportent comme un caisson bien gonflé.

On effectue alors l’activité physique dangereuse pour la colonne vertébrale en apnée.

Il faut automatiser cette respiration et l’utiliser lors des activités de la vie quotidienne et en particulier pour porter une charge.

Il est important de l’effectuer systématiquement pour chaque exercice de rééducation du rachis ou de remise en forme. »

 

...je te suggère de préciser que pendant la phase active (en rouge ci-dessous)  le sujet peut utiliser la technique dite "du bûcheron".

 

PRINCIPE :

Laisser une partie de l'air accumulé avant l'effort s'échapper - la quantité étant directement proportionnelle à l'intensité de la puissance à fournir

 

BUT :

Éviter le mécanisme de VALSALVA  - son effet cardio-vasculaire - qui présente un certain danger au delà d'une durée de 7 secondes en apnée

PRATIQUE :

-  Si possible, en phase d'apprentissage, émettre un son en laissant l'air s'échapper : le "Han" du bûcheron (le "Kiaï du karatéka, ou le "Hou" de l'haltérophile)...

Ce son n'est pas obligatoire :

- lors d'un geste de la vie courante, il suffit en général de faire une "expiration filée", i.e. laisser un peu d'air s'échapper en pinçant les lèvres pour obtenir une sorte de "valve de sécurité" 

- ce qui décharge une partie de l’hyper pression qui s'exercerait sur le coeur et les vaisseaux

- diminue la pression péri-cérébrale

- et évite le "coup de bélier" lors de la phase de fin de l'activité 

 

Ceci est un petit détail - valable seulement pour un effort assez important - qu'en penses tu ?

 

Bien amicalement,

 

Pierre

 

NB : En rééducation périnéale post-partum, dont je ne suis pas expert, je conçois qu'il convient d'abord de re-tonifier le périnée avant d'entreprendre le ré-entraînement à l'effort

 

 

 

Réponse de Roland SULTANA

Merci Pierre pour ton commentaire que je trouve très pertinent.

Il permet d’ouvrir le débat de manière intelligente et logique et complète très bien cet article.

 

Cela me permet à mon tour de relancer les discutions, de nuancer et de développer de nouveaux arguments pour justifier cette technique.

 

En effet, je doute des dangers réels de l’apnée lors des activités de la vie courante d’un patient lombalgique.

Je n’ai jamais constaté d’effet secondaire de ce type, chez aucun patient à qui j’avais enseigné la respiration abdominale d’effort (plusieurs centaines de personnes utilisent cette technique).

 

Il est probable que les efforts demandés en rééducation et dans la vie courante sont moins violents que ceux développés par un bucheron ou par un karatéka pour qui chaque coup doit être potentiellement mortel, avec la règle bien connue des pratiquants « ikken hissatsu » = « tuer d’un seul coup » = « un coup, une vie ».

Pour ce type d’effort bref (l’impact dure une fraction de seconde), hyper-intensif et brutal, il parait logique de respecter les recommandations que tu préconises.

 

Par contre, pour les efforts habituels, plus longs et moins brutaux des patients et de monsieur TOUT-LE-MONDE, la technique de l’apnée est plus efficace (la pression abdominale reste importante tout au long de l’effort) et plus simple à enseigner.

 

Exemple d’efforts habituels mais générateurs de douleurs chez les patients fraichement opérés de hernie discale : passer de la position couchée à la position debout et inversement.

http://www.youtube.com/watch?v=y5G3L24noB0

 

Autres exemples d’activités dangereuses : la manutention des patients en situation de handicap par le personnel soignant et celle des enfants par les auxiliaires de puériculture et les mamans.

 

La durée de ces actions est telle que si la personne se met à souffler pendant l’effort, sa pression intra-abdominale et intra-thoracique finit par diminuer et il n’y a plus aucune efficacité du caisson abdominal.

Par contre, ces activités peuvent être facilement être effectuées en apnée car cela ne dure tout de même pas très longtemps. A mon avis, il n’y a aucun danger réel si l’on respecte les contre-indications habituelles des apnées.

http://www.dijon-plongee.com/IMG/pdf/contre_indication_plongee_apnee_2.pdf

 

Dans l’étude publiée en 2006,

http://www.ks-mag.com/rechercher-article,1553

Sur 30 patients récemment opérés de hernie discale, seuls 3 patients douloureux n’ont vu aucune amélioration de leur état et 3 autres n’ont pas supporté l’utilisation la respiration abdominale d’effort encore appelée « respiration abdominale inversée » qui les perturbait dans leurs habitudes, leur demandait trop de concentration et finalement, augmentait leurs douleurs résiduelles.

 

Auteurs de cet article :

Roland SULTANA (Kinésithérapeute Cadre de Santé),

Gilbert HEURLEY (Médecin MPR),

et collaborateurs

 

 

16/02/2012

Bains frais pour sclérose en plaques : de quoi s’agit-il ?

 

Des bains frais vous ont été prescrits par le médecin pour améliorer l’efficacité de la rééducation.

Voici le protocole qui sera appliqué lors de votre premier séjour à l’Institut POMPONIANA.

 

1.  Seuls les membres inférieurs et le bassin seront immergés. Il ne s’agit pas de plonger tout le corps dans un bain froid !

 

2.  Lors de la première séance, la personne qui s’occupera de vous vous demandera de régler vous-même la température de manière à sentir dans vos membres inférieurs une fraicheur agréable et supportable.

 

3.  La température de la peau étant de 34°, toute température inférieure est bénéfique. Lors de la première séance il est déconseillé de descendre au dessous de 25° qui est la température de la mer en plein été sur la cote d’azur.

 

4.  Lors des séances suivantes, vous pourrez si vous le désirez diminuer progressivement la température. L’objectif n’est pas de battre des records de froid, mais de pouvoir effectuer régulièrement ce soin qui a des effets importants sur la spasticité, la fatigue, la vitesse de marche, la force musculaire et même les facteurs immunologiques et l’acuité visuelle.

 

5.  L’objectif étant de diminuer la température globale du corps de 1 degré (36° au lieu de 37°) ou plus, en utilisant les membres inférieurs pour refroidir le reste du corps. Une fois cette température atteinte, il est inutile de vouloir « forcer la nature » et aller plus loin dans le refroidissement.

 

6.  Chaque patient a des réactions différentes :

- Certains sont parfaitement satisfaits par un simple bain frais (25° par exemple).

- D’autres préfèrent une température légèrement plus froide (20° par exemple).

- D’autres encore sont satisfaits par la température de l’eau froide du robinet (environ 15° en hiver).

- D’autres enfin apprécient un bain encore plus froid : eau froide du robinet plus glaçons, mais cette pratique n’est pas systématique et jamais obligatoire.

 

7.  La durée de ce soin est de 20 à 25 minutes.

 

8.  Les bienfaits du bain frais durent entre une heure et demie et trois heures. Il est important d’utiliser cette période favorable pour effectuer les activités les plus importantes de votre journée.

 

9.  Il est important de continuer cette cryothérapie quotidienne à la sortie du centre de rééducation. Ce qui est possible, même si vous n’avez pas de baignoire. Il suffit de laisser couler la douche fraiche sur les membres inférieurs pendant 30 minutes environ. La position assise est indispensable pour ne pas fatiguer (prévoir une chaise en plastique dans la douche). Vous pourrez ainsi bénéficier facilement chez vous de ce soin quotidien : effets cumulatifs que vous constaterez sans doute à la fin de votre séjour.

 

Vous trouverez sur Internet 2 vidéos sur cette cryothérapie à domicile

Cryothérapie à domicile pour sclérose en plaques  http://www.youtube.com/user/sultanaroland#p/u/63/5Swa-PmaF6g

 

Baignoire d'eau fraîche pour sclérose en plaques  http://www.youtube.com/user/sultanaroland#p/u/14/jaz4DJEC8kg

 

10. Une autre possibilité est d’effectuer quotidiennement à domicile une cryothérapie sèche avec un chapelet de bouteilles plastiques aplaties que l’on remplit d’eau et que l’on met au congélateur (ou avec une veste rafraichissante « cooling vest » que l’on peut acheter sur Internet). Cette technique dure environ 30 minutes et doit être effectuée en position assise confortable ou mieux en position couchée. Elle est très facile à effectuer et peut donc être répétée plusieurs fois par jour. Pour plus d’informations, voir la vidéo suivante :

Cryothérapie sèche pour sclérose en plaques : technique et témoignages

http://www.youtube.com/watch?v=5mSm1p1cdpA

 

Les américains utilisent des vestes rafraichissantes que l’on peut se procurer facilement sur Internet.

Tapez  « cooling vest »  ou  « cooling vest multiple sclerosis » sur votre moteur de recherche Internet.

Elles permettent d’être actif tout en profitant de la cryothérapie (mais on peut aussi se reposer).

 

Une veste rafraichissante peu onéreuse est facile à réaliser en mettant des cold-packs (ou des bouteilles compressées latéralement) dans un vêtement à poches.    Voir la vidéo suivante :  

Cooling Vest and Multiple Sclerosis    http://www.youtube.com/watch?v=MgRYuWikq5A

   
Pour quelles raisons faut-il effectuer une cryothérpie régulière ?

L'action de la cryothérapie générale ne se limite pas à la diminution de la spasticité et ses effets sont beaucoup plus importants qu’on le croyait autrefois :

  • diminution de la fatigue,
  • amélioration de l'acuité visuelle,
  • augmentation de la force musculaire,
  • amélioration significative du temps de marche,
  • diminution de la production de cytokine par les cellules sanguines périphériques des patients SEP.   Ce marqueur immunologique a été dosé dans le sang des patients avant et après cryothérapie [1].
  • Nous avons maintes fois observé que l’effet de la cryothérapie était cumulatif. En effet, lorsque la cryothérapie est régulièrement suivie et bien supportée, il n’est pas rare que le patient se sente progressivement plus « en forme ».

C’est pour bénéficier de ces effets qu’il est important de continuer quotidiennement cette cryothérapie après votre séjour en centre de rééducation et en particulier pour bénéficier de l’action cumulative à long terme.

 

Les patients SEP traités par placebo ne présentent aucune modification.

 

De nombreuses études ont validé l’action de la cryothérapie dans la sclérose en plaques sensible à la chaleur (par exemple les articles [2 et 3] cités en bibliographie).

Ces résultats suggèrent que le refroidissement entraîne une amélioration objective de plusieurs systèmes fonctionnels des patients SEP sensibles à la chaleur.

En plus des effets cliniques, le refroidissement produit également des effets immunologiques chez les patients SEP [1].

 

Hypothèse permettant d’expliquer l’action de la cryothérapie :

Les multiples effets de la cryothérapie (et en particulier l’action sur les facteurs immunologiques) montrent bien qu’il ne s’agit pas d’une action locale sur les nerfs périphériques comme on le croyait autrefois.

Les hypothèses les plus vraisemblables sont celles d’une action sur l’inflammation du système nerveux central ou sur les structures impliquées dans les pathologies auto-immunes (action anti-inflammatoire) entrainée par la diminution de la température centrale du patient.

 

Contre-indications :

La cryothérapie permettant d’abaisser la température centrale d’un degré ou plus est contre-indiquée pour les patients de neurologie ne présentant pas une pathologie inflammatoire du système nerveux :

Infirmes Moteurs Cérébraux, hémiplégiques vasculaires spastiques, para-parésies tumorales, ataxies de Friedreich, etc…

Chez ces patients, on observe une aggravation (provisoire) des symptômes et en particulier de la spasticité.

Il ne faut donc pas traiter tous les patients de la même manière sans discernement.

 

Bibliographie :

Il existe une abondante bibliographie concernant la cryothérapie des scléroses en plaques, en particulier des études anglo-saxonnes sérieuses qui permettent de valider cette technique. Par exemple :

 

[1] P.K. Coyle : Clinical and Immunological Effects of Cooling in Multiple Sclerosis  Neurorehabilitation and Neural Repair, Vol. 10, No. 1, 9-15 (1996)  1996 American Society of Neurorehabilitation  http://nnr.sagepub.com/content/10/1/9.abstract

 

 [2] White AT, Wilson TE, Davis SL,Petajan JH.  Effect of precooling on physical performance in multiple sclerosis.   Multiple Sclerosis 2000 ; 6 :176–180

http://msj.sagepub.com/content/6/3/176.short

 

[3] Roberts A. and Harper-Bennie J. Multiple Sclerosis and Cooling, Third Edition

http://www.mymsaa.org/publications/cooling/#summary

 

Vous retrouverez également sur Internet cet article à l’adresse suivante :

http://reeducationtransmissiondessavoirs.hautetfort.com/archive/2012/02/16/bains-frais-pour-sclerose-en-plaques-de-quoi-s-agit-il.html

Version 08052013

  Il suffit de cliquer sur le lien URL suivant pour télécharger l'article "Bains frais pour sclérose en plaques : de quoi s’agit-il ?"  :

CRYOTHERAPIE sclérose en plaques à pomponiana 080513.doc

 

Auteurs de cet article :

Roland SULTANA (Kinésithérapeute Cadre de Santé),

Philippe BARDOT (Médecin MPR), 

Gilbert HEURLEY (Médecin MPR),

et collaborateurs

 

 

21:26 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)