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01/07/2012

Cryothérapie et sclérose en plaques

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CRYOTHERAPIE et sclérose en plaques 080513.pdf

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CRYOTHERAPIE sclérose en plaques à pomponiana 080513.doc

 

Auteurs de cet article :

Roland SULTANA (Kinésithérapeute Cadre de Santé),

Philippe BARDOT (Médecin MPR),

Gilbert HEURLEY (Médecin MPR),

et collaborateurs

22:38 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

30/06/2012

Hémiplégie : épaule sub-luxée et rééducation

 

Il suffit de cliquer sur le lien URL suivant pour télécharger l’article au format PDF :

Hémiplégie épaule subluxée.pdf

 

 

Auteurs de cet article :

Roland SULTANA (Kinésithérapeute Cadre de Santé),

Gilbert HEURLEY (Médecin MPR),

et collaborateurs

 

11:49 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

06/05/2012

Essais de pédalage à grande vitesse pour les patients de neurologie

Titre :   Essais de pédalage à grande vitesse pour les patients de neurologie de l’Institut POMPONIANA

 

Sur le MOTOmed viva2_Parkinson le malade ne doit pas chercher à pédaler plus vite que la machine, ni freiner le mouvement : il doit se laisser entrainer par le moteur et suivre le mouvement.

 

Le programme spécial PARKINSON dure 30 minutes au total et comprend 7 phases.

 

Phase 1 - Un premier « échauffement » à 30 tours / minute pendant 30 secondes.

Phase 2 - Un deuxième « échauffement » à 50 tours / minute pendant 1 minute.

Phase 3 - Un troisième « échauffement » à 70 tours / minute pendant 2 minutes.

A la fin de cet « échauffement » le patient a parcouru l’équivalent de 1 kilomètre.

 

Phase 4 - On arrive enfin à la phase la plus longue et la plus rapide :  à 90 tours / minutes pendant 23 minutes.

Le patient parcourt l’équivalent de 10 kilomètres à vitesse rapide.

 

Phase 5 - Une première phase de « retour au calme » à 70 tours / minute pendant 2 minutes.

Phase 6 - Une deuxième phase de « retour au calme » à 50 tours / minute pendant 1 minute.

Phase 7 - Une troisième et dernière phase de « retour au calme » à 30 tours / minute pendant 30 secondes.

Lors de la phase de « retour au calme » le patient a parcouru l’équivalent de 1 kilomètre.

 

Au total, le compteur affiche 12 kilomètres.

 

Chaque phase peut être raccourcie. On peut aussi diminuer la vitesse, voir interrompre l’exercice s’il devient trop pénible. Il est donc possible de personnaliser le protocole pour l’adapter aux réactions de chaque patient.

 

On peut également répéter la totalité du programme pour pouvoir réaliser une progression, chez les patients qui pratiquent régulièrement et ne présentent pas de fatigue anormale. 

Objectif de cette progression : se rapprocher de l’étude réalisée par l’équipe de rééducation de Cleveland Clinic dans laquelle le patient était placé sur un tandem et pédalait derrière son thérapeute pendant 60 minutes.

 

Pour en savoir plus :

Maladie de Parkinson : un témoignage sur les effets du pédalage à grande vitesse
http://youtu.be/c25s2MCcZJ0
 
 Maladie de Parkinson : rééducation et pédalage à 90 tours / minute
 http://www.youtube.com/watch?v=wRnKhe_zt5A
 
The benefits of tandem biking for Parkinson’s patients
http://cchealth.clevelandclinic.org/horizon/brain-booster-built-two

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Ce programme pourrait-il convenir aux patients présentant une spasticité modérée ?
Autrement dit : ce programme conçu initialement pour les parkinsoniens peut-il être bénéfique aux hémiplégiques, IMC, sclérose en plaques ou paraplégies incomplètes ?
Cela paraît probable, car si le patient arrive à suivre à cette vitesse sans s’opposer au mouvement, c’est que la spasticité est contrôlée plus ou moins indirectement par le patient.
Cette logique est comparable à celle des tests de vitesse (speed-tests) de BRUNNSTROM : plus le patient va vite et plus ses mouvements sont libres et donc moins la spasticité à d’influence sur la motricité, ce qui permettra d’augmenter la vitesse d’action.
 
Les premiers essais effectués par quelques patients gênés par la spasticité au cours de la déambulation semblent confirmer cette hypothèse. Tant pour une activité fonctionnelle de marche que pour une activité motrice rythmique des membres inférieurs.
 
Titre de la vidéo : Sclérose en plaques avec spasticité : pédalage à vitesse rapide, assisté par un moteur
 
Lien URL vers cette vidéo :  http://www.youtube.com/watch?v=-8ZmRfXPvps
 
 
On observe en particulier une diminution progressive de la résistance au mouvement pendant l’exercice. Au moins deux explications différentes et peut-être complémentaires sont possibles :
1. Le patient apprend progressivement à ne pas s’opposer au mouvement et la spasticité a alors moins d’influence sur le mouvement.
2. La spasticité s’épuise au cours de cette demi-heure de pédalage, dont 23 minutes à vitesse rapide.
 
Il ne faut pas confondre « contrôle de la spasticité au cours de l’effort » avec « baisse du tonus et de la spasticité mesurable sur l’échelle d’'Ashworth ou de Tardieu-Held ».
En effet, seul le repos absolu en position de relaxation, les manœuvres passives relaxantes ou les médicaments anti-spasticité permettent une telle diminution du tonus.
Dés que le patient bouge activement ou rapidement, la spasticité augmente provisoirement sans que le pronostic fonctionnel du patient ne s’aggrave, puisque cette augmentation est transitoire.
Après une demi-heure de pédalage, comme après toute activité physique, il est donc logique de trouver chez certains patients présentant un syndrome pyramidal une augmentation provisoire de la spasticité. Ce n’est pas une contre-indication à la pratique des activités physiques pour ces patients. En effet, non seulement cette augmentation du tonus est réversible avec le repos, mais encore elle est de moins en moins importante au fil des séances et de l’entrainement. « L’augmentation provisoire du tonus après l’exercice » n’est pas en contradiction avec « le contrôle du tonus au cours de l’exercice » exposé précédemment, puisqu’il s’agit de deux choses différentes.
Hypothèse explicative :
La saturation neurophysiologique des récepteurs fusoriaux n’influencerait plus de la même manière l’organisation de la motricité.
L’individu aurait tendance à réajuster le rôle des réafférences sensorielles au cours du contrôle du mouvement.
 
Ce protocole est indiqué chez la plupart les patients présentant un déficit moteur, même lorsqu’il existe une hypotonie. C’est en particulier le cas des atteintes neurologiques périphériques (polynévrite, paraparésie…) ou chez les hémiplégies flasques ou flasco-spasmodiques…
Chez tous ces patients la modification éventuelle du tonus après l’exercice est provisoire.
Les bienfaits du pédalage rapide sont ailleurs : apprentissage de la réalisation d’un exercice actif-aidé à grande vitesse, sans être mis en situation d’échec et de ce fait, meilleure commande motrice.
Il semble paradoxal de parler de renforcement musculaire pour un exercice qualifié de « passif ».
En réalité, le pédalage à grande vitesse n’est pas vraiment passif, même si on demande au patient de se laisser entrainer passivement par le moteur.
Il suffit d’effectuer ce protocole pour se rendre compte que même un sujet sain et bien entrainé ressent une certaine fatigue lors de l’exercice et parfois quelques courbatures par la suite.
Il est probable qu’une étude électromyographique des principaux muscles mobilisateurs des membres inférieurs montrerait une activité de caractère plus ou moins automatique, en particulier dans les quadriceps et les ischio-jambiers.
Cette étude est encore à faire et je l’espère pour bientôt, sachant qu’avec le matériel actuel il devient possible d’obtenir un bon enregistrement électromyographique d’un muscle en mouvement rythmique.
Cette étude permettrait pourtant de mieux comprendre :
- la fatigue éprouvée au cours de cet exercice lors des premières séances d’entrainement,
- l’amélioration du contrôle moteur,
- et le renforcement musculaire chez les patients hypotoniques.
 
Il est donc probable que des études ultérieures permettent également de démontrer que ce programme convienne pour lutter contre le déconditionnement à l’effort des personnes âgées et même des sujets sains sédentaires
 
 

Contre-indications et précautions d’emploi

 

Attention à la fatigue des scléroses en plaques : il faut éviter cet exercice si la fatigue qui en résulte diminue le périmètre de marche.

Par contre, ce problème est beaucoup moins important (négligeable par rapport aux bénéfices attendus) chez les hémiplégiques, les IMC et autres…

 

Attention à la position assise avec le rachis en cyphose, qui risque de favoriser les lombalgies lors des pédalages prolongés sur cet engin. Il faudrait incliner le dossier vers l’arrière pour mettre la région lombaire un peu moins en cyphose et/ou surélever un peu l’assise du fauteuil.

 

Ce programme qui diminue la spasticité est probablement contre-indiqué chez les patients spastiques qui ne marchent pas mais qui utilisent la spasticité des membres inférieurs pour effectuer les transferts lit-fauteuil et l’exercice assis-debout-assis décrit dans la vidéo suivante :

Titre de la vidéo : Sclérose en plaques : comment se remettre debout

Lien URL :   http://www.youtube.com/watch?v=wHxqra11Dyk

Ce programme est probablement contre-productif pour les patients  dont l’EDSS est de 7.5.

Il vaut mieux se concentrer sur l’exercice assis-debout-assis répété le plus possible qui a largement démontré son efficacité.

 

Enfin, chez tous les utilisateurs (patients ou personnes âgées) ce programme de pédalage « passif » à grande vitesse ne doit pas prendre la place d’autres exercices actifs indispensables comme l’augmentation du périmètre de marche (voir le protocole de rééducation de l’équilibre fonctionnel quantifié).

http://reeducationreadaptation.hautetfort.com/archive/2011/08/29/protocole-de-reeducation-de-l-equilibre-fonctionnel-quantifi.html

Le pédalage passif à vitesse rapide doit venir en complément des exercices fonctionnels  actifs qui restent incontournables.

 

 

PROPOSITIONS :

 

1. Créer un autre programme actif-aidé incluant d’autres pathologies :

hémiplégiques vasculaires, traumatisés crâniens, IMC, scléroses en plaques, paraplégies incomplètes, syndrome de Guillain Barré, etc…) et même les sujets sains sédentaires qu’ils soient âgés ou non.

Il oblige le patient à aller plus vite qu’il ne le ferait spontanément. Le nom de ce programme  pourrait donc être : « rééducation à vitesse rapide contrainte » ou « programme à vitesse rapide contrainte » ou « programme de pédalage rapide forcé » ou « programme de pédalage sous contrainte, à vitesse rapide ».

 

Nous pourrions proposer une évaluation de ce type de programme dans le cadre de l’evidence base practice avec l’aide de nos confrères chercheurs universitaires.

 

2. Le « programme-Parkinson » actuel semble convenir parfaitement aux patients parkinsoniens de l’Institut Pomponiana qui l’ont essayé. En effet, après quelques séances initiales qui leur paraissent un peu fatigantes, il semble que leur corps s’adapte aux contraintes de vitesse et de durée imposées par l’appareil. Ils se sentent alors en meilleure forme, et même plus relâchés après la séance.

Dans ce contexte plutôt satisfaisant, les questions suivantes se posent :

-   Faut-il essayer de faire mieux ou plus ?

-   Faut-il développer des « programmes de niveau supérieur » qui permettraient une progression en durée, de manière à atteindre 60 minutes en fin de progression (au lieu de 30 minutes actuellement) et qui seraient alors similaires au protocole utilisé à la Cleveland Clinic ? La durée de l’exercice est surement aussi importante que la vitesse.

-   En  attendant ces changements éventuels, si l’on désire effectuer une progression, il suffit de répéter le programme actuel une deuxième fois et dans le meilleur des cas (avec des patients particulièrement résistants et motivés en fin de progression) on pourrait essayer de doubler la dose pour obtenir 60 minutes de travail.

 

3.  Attention au réglage des pédales qui ont été livrées à dans une position qui nous semble trop proche de l’axe de rotation, ce qui entraine de trop petits mouvements !

Nous les avons donc éloignées un peu plus de l’axe du pédalier en utilisant une clé alène.

 

CONCLUSION

Si le programme de « pédalage à grande vitesse contrainte » entraine des modifications bénéfiques du système nerveux et de la chimie du cerveau des patients parkinsoniens comme le supposent les chercheurs de Cleveland, il est probable que des changements similaires sont également possibles chez les autres patients de neurologie (hémiplégiques vasculaires, traumatisés crâniens, IMC, scléroses en plaques, paraplégies incomplètes, etc…), de même que chez les personnes sédentaires (âgées ou non). Cela pourrait expliquer les résultats satisfaisants des premiers essais effectués par les patients de l’Institut de Rééducation POMPONIANA.

 

Pour en savoir plus :

 

"Healing" Parkinson's with Exercise?

http://huffinesinstitute.org/resources/blog/entryid/226/directors-blog-healing-parkinsons-with-exercise

  

MOTOmed bei Parkinson

http://www.youtube.com/watch?v=BNomYFI1M98

 

 

RIDGEL, A.L., VITEK, J.L., ALBERTS, J.L. : Forced, Not Voluntary, Exercise Improves Motor Function in Parkinson's Disease Patients. Neurorehabilitation and Neural Repair 2009; 23(6): 600-608

http://nnr.sagepub.com/content/23/6/600.abstract

 

 

Maladie de Parkinson Des résultats d‘études sensationnels

Une nouvelle possibilité de thérapie avec le mouvement MOTOmed®

http://www.mobilefrance.fr/pdf/doc_park.pdf

 

 

Bussy D. et Paturel D. : Revue de la littérature : le renforcement musculaire des membres inférieurs chez les patients atteints de sclérose en plaques de forme rémittente. Kinésithérapie la revue, volume 12, issue 121 january 2012, pages 20-25 ;

 

Pour retrouver cet article sur Internet :

Essais de pédalage à grande vitesse pour les patients de neurologie

http://reeducationtransmissiondessavoirs.hautetfort.com/archive/2012/05/06/essais-de-pedalage-a-grande-vitesse-pour-les-patients-de-neu.html

 

 

 

Auteurs de cet article :

 

Roland SULTANA (Kinésithérapeute Cadre de Santé)

 

Mesure Serge (Docteur en Sciences, spécialité neurosciences et kinésithérapeute) Unité Mixte de Recherche – CNRS/Université, Mouvement et Perception, 163 Avenue de Luminy, Case 910, 13288 Marseille Cedex 09

 Référent pour les bases théoriques de ce travail

 

Gilbert HEURLEY (Médecin MPR)

 

Thierry RUBINO (Médecin MPR)

 

Pascal AUDRY (Médecin MPR)

 

Anne-Sophie BOURBON (Educatrice sportive spécialisée, maitrise STAPS option "activités physiques adaptées")

 

Gérald ALVADO (Kinésithérapeute)

 

Sébastien TISSERAND (Kinésithérapeute)

 

Béatrice CLARIN (Kinésithérapeute)

 

Marie CRUCY (Kinésithérapeute Cadre de Santé)

 

Brice LAMBOT (stagiaire en kinésithérapie de l'IFMK de GRENOBLE)

 

etc

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